Agriculture et élevage
Boké, territoire des mangroves, restauration du couvert végétal
Pour les riziculteurs de Songolon, Yatia, Pougoussa et Baminary dans la préfecture de Boké, c’est un grand pas dans la modernisation de l’agriculture dans la zone. Les clés des 470 hectares de parcelles agricoles entièrement aménagées ont été remises aux paysans de la localité, associé à un programme de reboisement de 20 hectares de mangroves dans la zone côtière.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui aux Systèmes d’Activités Rizicoles en Territoire de Mangrove (SARITEM), une étape clé vient d’être franchie dans la plaine de Kapatchez. Une mission du ministère de l’agriculture a procédé à la remise des parcelles aménagées du périmètre rizicole de Songolon, marquant ainsi le début effectif des activités agricoles sur ce site.
Financé par l’agence française de développement et le gouvernement, le projet SARITEM vise à concilier la productivité agricole et la préservation des écosystèmes fragiles. Le Lot 1 des travaux, attribué à un opérateur local a permis l’aménagement de 470 hectares de périmètres rizicoles sur la plaine de Kapatchez, relevant de la Commune rurale de Kolaboui. Ces aménagements comprennent des infrastructures d’irrigation destinées à sécuriser et à améliorer les rendements.

À ce jour, une superficie totale de plus de 20 hectares a déjà été reboisée. Les sites concernés par ces actions de végétalisation sont répartis sur quatre localités : Yatia, Songolon, Pougoussa et Baminary. Cette approche intégrée, soutenue par les producteurs locaux, illustre la volonté des autorités de promouvoir une agriculture résiliente, capable de répondre aux enjeux alimentaires tout en garantissant la pérennité des écosystèmes de mangrove.
In diarayanews
