Le chantier du barrage hydroélectrique d’Amaria confirme son statut de projet structurant dans la refondation du secteur énergétique guinéen. Conçu pour renforcer durablement l’offre nationale en électricité, l’ouvrage s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté énergétique et de réduction des coûts liés à la production thermique.
Piloté par le Ministère de l’Énergie, sous la conduite du Ministre Laye Sékou Camara, le projet bénéficie d’un suivi rapproché et d’une volonté affirmée d’accélérer son exécution.
Cette approche traduit un changement de méthode dans la gouvernance des grands projets énergétiques, désormais axée sur la performance, l’anticipation et la redevabilité.
Sur le plan technique, les travaux, confiés à l’entreprise chinoise TBEA, affichent un taux d’exécution estimé à 65 %, en ligne avec le calendrier contractuel.
Ce niveau d’avancement témoigne d’une mobilisation effective des équipes et d’une coordination renforcée entre les différents acteurs impliqués.
Un tournant décisif a été enregistré avec la signature récente du décret déclarant d’utilité publique les emprises du projet. En sécurisant le foncier et en clarifiant le cadre administratif, cette décision des autorités au plus haut niveau de l’État a permis de lever des contraintes majeures qui freinaient certaines phases du chantier. Elle illustre, dans les faits, l’engagement de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, à faire aboutir les projets énergétiques prioritaires.
Au-delà de sa vocation de production, le barrage d’Amaria est pensé comme un maillon central d’un dispositif énergétique intégré. Les infrastructures de transport associées, essentielles pour l’évacuation de l’énergie, font l’objet d’une attention particulière afin de garantir une distribution efficace vers les zones de forte demande, notamment à l’intérieur du pays.
L’enjeu dépasse largement le cadre du secteur électrique. Avec une capacité projetée de 300 MW, le barrage contribuera à sécuriser l’alimentation des ménages, mais aussi à soutenir les activités industrielles et minières, fortement consommatrices d’énergie.
Dans un pays où le secteur minier constitue un levier majeur de croissance, la disponibilité d’une électricité stable et compétitive apparaît comme un facteur déterminant.
En réduisant la dépendance aux centrales thermiques, coûteuses et exposées aux fluctuations des prix des hydrocarbures, Amaria devrait permettre une baisse progressive des coûts de production et une amélioration notable de la qualité de service.
À terme, c’est l’ensemble de la desserte électrique nationale qui devrait en être impactée, avec des retombées attendues sur l’accès à l’énergie et la compétitivité de l’économie.
À travers ce projet, le Gouvernement guinéen affiche une ligne claire : investir dans des infrastructures énergétiques durables, capables d’accompagner la transformation économique du pays. Le barrage d’Amaria apparaît ainsi comme un test grandeur nature de cette ambition, où se conjuguent volonté politique, exigence technique et enjeux de développement.
Dans ce contexte, la détermination affichée par le Ministère de l’Énergie et l’implication des plus hautes autorités laissent entrevoir une accélération décisive du projet, appelé à devenir, à terme, l’un des piliers du système électrique guinéen.
Sekouba Comoyah Kaba