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Proxénétisme, l’artiste Hadya et deux créateurs de contenus placés sous mandat de dépôt

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Proxénétisme, l’artiste Hadya et deux créateurs de contenus placés sous mandat de dépôt

L’artiste Hadya Mo Nènè et les créateurs de contenus partent en prison après leur procès mercredi 20 mai 2026, au tribunal de première instance de Dixinn. Le juge a ordonné la jonction des procédures et le maintien en prison d’Ahmed Saadate Diallo (Saad le Provocateur) et Mamadou Alpha Baldé (SoproAlpha). L’audience a été renvoyée au 10 juin prochain pour la suite des débats, au grand dam de la défense.

Malgré les demandes de mise en liberté provisoire, le juge a prolongé la détention des deux animateurs pour trois semaines supplémentaires. Me Amadou DS Bah, avocat des deux créateurs de contenus, n’a pas caché sa colère : « Nous regrettons qu’ils soient reconduits en prison, puisqu’ils ont toutes les garanties de représentativité. Ils ont élu domicile à mon cabinet [et] leur patron de presse est dans la salle. Ces clients ne vont jamais fuir le pays. Nous attendrons les trois semaines avec beaucoup d’amertume, mais avec une détermination sans faille pour qu’à l’issue des débats, qu’iils soient purement et simplement relaxés. »

Pour l’avocat, ce dossier touche à la liberté de la presse. Il soutient que la vidéo avait plutôt une vertu pédagogique et de sensibilisation face aux dérives de la société « Il s’agit des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions qui ont diffusé une vidéo qui a été sortie de son contexte et qui, d’ailleurs, a un sens très élevé pour ce qui concerne la sensibilisation sur le proxénétisme et la prostitution. Au contraire, ils auraient dû être encouragés, parce que leur vidéo a mis en lumière un phénomène que nous tous nous connaissons et, surtout, a mis en garde les parents qui ont démissionné dans l’éducation de leurs enfants. »

L’audience a également été marquée par la jonction du dossier avec celui de l’artiste Hadiatou Bah, alias « Hadya », qui a pourtant avoué à la barre avoir tout inventé pour s’offrir un coup de projecteur.

« C’est l’artiste qui a été interviewée, qui, d’ailleurs, avait fait cette interview justement uniquement pour créer le buzz, puisqu’elle n’a jamais trempé dans des questions de proxénétisme. Donc, cette vidéo n’aurait pas dû conduire ces trois personnes en prison. Maintenant, nous attendons la prochaine audience afin que le ministère public, qui peine à démontrer les arguments développés, puisse nous apporter de nouveaux éléments. Autrement, je pense que c’est la relaxe qui va s’imposer, » a dit l’avocat.

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