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Sur Africa24, Mourana revient sur les grandes lignes et retombées des Assemblées à Washington (Interview)

Gouvernance

Sur Africa24, Mourana revient sur les grandes lignes et retombées des Assemblées à Washington (Interview)

Le ministre de l’économie et des finances Mourana Soumah a rappelé dans une interview chez nos confrères d’Africa24 les discussions avec les institutions de Bretton Woods sur la gestion des projets et programmes de développement. Il a également présenté les opportunités d’investissement en Guinée sans oublier la notation et l’embellie que le pays enregistre en ce moment. Décryptage !

 

Il souligne que : « Nous avons discuté avec l’ensemble des partenaires : le FMI et la Banque mondiale respectivement sur le cadre macroéconomique et la gestion des projets et programmes de développement. En ce qui concerne le FMI, nous avons eu des rencontres techniques. Nous avons discuté sur des points qui sont en suspend dans le cadre de l’élaboration d’un programme économique et financier. »

« Il a été donc question d’aplanir les divergences et d’aller vers la conclusion de ce programme. L’idée est de se pencher vers une revue au titre de l’article 4 qui lie la Guinée et au FMI et couplée aux discussions dans le cadre de ce programme en début d’année 2026, » poursuit-il.

Dans la même lancée, il dit qu’ : « En ce qui concerne la Banque mondiale, nous avons eu à discuter sur la vie des projets et programmes financés par l’institution bancaire orientés dans les domaines de production, agricole et de la santé. Il a été salué la grande performance dans la gestion des dits projets au regard des taux de décaissement, d’absorption des crédits alloués par la Banque mondiale. En parallèle, nous avons eu des contacts avec d’autres partenaires au regard de l’évolution économique de notre pays qui attire progressivement des investisseurs et d’autres partenaires stratégiques. »

Les acquis des Assemblées à Washington ! 

 Le ministre Mourana indique que : « La Guinée vient d’avoir une notation B+ à travers le standard and Poor’s (SP) qui   attise l’appétit des investisseurs. À tour de rôle, des contacts des discussions avec l’ensemble des investisseurs potentiels parmi lesquels la plus grosse banque américaine JP Morgan qui a émis son intérêt pour la Guinée en termes de levée de fonds suite à cette notation B+ qui pour la première fois met la Guinée sur orbite. »

Il souligne que : « Nous avons également eu des partenaires tels qu’Écobank qui a fait une manifestation d’intérêt pour des émissions possibles d’eurobond à concurrence estimative de 2 milliards de dollars si ça alliait bien sûr avec la conviction des autorités. Nous avions également discuté avec la Société Générale qui a eu de belles intentions allant dans le sens de cette embellie que la Guinée connait avec la gestion pleine de rigueur et de prudence sous la houlette du Général Mamadi Doumbouya. Toutes ces avancées permettent à la délégation d’être fière et contente au regard des perspectives. »

Le cas du projet Simandou évoqué

 Le ministre de l’économie et des finances dira qu’: « Avant le projet Simandou les indicateurs macroéconomiques se portent bien. Nous avons un taux de croissance moyenne en 2021-2025 de 6,2 à 3 pour cent avec cette année 2025 nous sommes attendus avec 7,1 pour cent en 2026 à 10 pour cent. Cela montre à suffisance la dynamique économique de la phase de construction de Simandou. »

Il déclare que : « Parallèlement, l’État a engagé beaucoup de dépenses d’investissement. Elles ont crû en moyenne de 36 pour cent d’une année à l’autre puis que le pays avait un manque important d’infrastructures. L’arrivée du Général Mamadi Doumbouya a permis de commencer à développer des bases de dépenses d’investissement pour les infrastructures routières, de connexion entre les régions. Nous avions pu faire 1200 km de route. Cet indicateur est évolutif. »

Il affirme encore que : « La mise en production du projet Simandou pourra améliorer substantiellement ce ratio. Mais le plus important pour ce projet minier il est adossé au plan de développement que le Président a voulu doter notre pays indépendamment d’une personne. C’est ce que nous appelons Simandou vision 2040. »

« Il est un outil de planification sur les 15 prochaines années qui transforme la Guinée en une économie émergente. Nous avons aussi la mission de constituer de fonds souverain pour éviter le syndrome hollandais, la malédiction du vainqueur. C’est l’interface entre les générations actuelles et à venir en termes de placement de quelques revenus. En plus de ce fonds souverain, nous avons cette notation que nous venons d’avoir. Tous ces outils vont être des outils intégrés qui vont porter notre économie à une émergence vers l’année 2040. Où nous estimons avoir un produit intérieur brut (PIB) par tête d’habitant l’équivalent du PIB de quelques pays arabes ou émergents. Ils ont pu mettre le produit minier au service de la population : le pétrole et le gaz pour que la gestion minière soit une gestion inclusive avec des revenus partagés à la satisfaction de l’ensemble du pays, » a-t-il conclu.

Entre réformes structurelles, mobilisation des finances la Guinée entend bien tirer profit de cette dynamique internationale pour accélérer sa transformation économique.

Djibril Bah                 

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