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ITIE-Guinée, les acteurs de la société civile s’approprient des résultats de la dernière validation
La Guinée a fait quatre validations. La dernière date de 2025 et le pays a enregistré 73,5, une régression. Face à cette situation, les acteurs de la société civile réunissent au CNOSCG avec un message clair adressé aux autorités : Renforcer l’espace civique, corriger les insuffisances relevées et éviter une suspension du pays. Au terme de cette rencontre, ils feront un plaidoyer sur des points jugés faibles après la validation.

Le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), Gabriel Haba de rappeler que cette rencontre résulte d’un échange avec le Premier Ministre. « Nous avons participé à la réunion du conseil de supervision de l’ITIE, présidé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. C’est une rencontre qui a permis à la société civile de porter des plaidoyers auprès du Premier ministre dans le cadre du renforcement de la gouvernance participative. »
« Nous avons été très réconfortés lors de la réunion du conseil de supervision où le Premier Ministre a pris beaucoup d’engagements pour renforcer l’espace civique et renforcer la participation citoyenne, » a déclaré Gabriel Haba.
Poursuivant, « Aujourd’hui, nous sommes autour d’un atelier d’élaboration du document de plaidoyer de la société civile pour porter à l’attention du Premier Ministre, Chef du Gouvernement et au niveau de toutes les autorités pourque que la Guinée respecte les autres engagements qui sont les points faibles. »
Abdoulaye Soumah, géologue et responsable de la communication de l’ITIE Guinée, a pour sa part rappelé que cette réunion servait à tirer les leçons de la dernière validation du pays. « Il s’agissait dit-il ici de partager les résultats de la dernière validation de la Guinée à l’ITIE internationale. Cette validation date de l’année 2025, c’est la dernière parce que la Guinée a fait quatre validations. »
Il a ensuite précisé l’évolution des notes du pays : « La première validation, c’était pays non conforme. La Guinée a été conforme. Après, c’était un pays à progrès inadéquat, sans progrès significatif ou bien progrès suffisant et la Guinée était parmi les pays à progrès significatif. La troisième validation, c’était la note, la Guinée a eu 88 sur 100 et cette dernière validation, on a eu 73,5 points sur 100. »
Les faiblesses rajoute-t-il à corriger sont visibles, notamment la réduction de l’espace civique, la publication des paiements infranationaux et la question de la propriété effective.
« La société civile aujourd’hui apporte son grain de sel pour des mesures correctives, en rendant l’information accessible au comité de pilotage, mais aussi en rendant les informations à la disposition de tous les citoyens du pays », a-t-il précisé.
Les deux intervenants ont convergé sur un point central : La gouvernance du secteur extractif ne peut être crédible sans transparence ni participation citoyenne.
La rencontre s’inscrit dans une période décisive pour la Guinée, qui dispose le temps pour corriger ses insuffisances sous peine de sanctions. Pour la société civile, il ne s’agit plus seulement de sauver une note, mais de garantir que les revenus du secteur extractif profitent réellement à l’ensemble des citoyens.
Djibril Bah
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