Gouvernance
Port en eaux profondes de M’Botini, à Boké, les études validées, la Banque africaine de développement mobilisée
La région de Boké s’apprête à entrer dans une nouvelle ère logistique et environnementale. Avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD)), l’État guinéen finalise les études d’un port en eaux profondes. Objectif : maîtriser la chaîne d’exportation de la bauxite, réduire les coûts logistiques et limiter l’empreinte écologique.

En Guinée, la région de Boké, premier bassin minier du pays, vit un tournant décisif. Depuis 2015, elle mise gros sur la bauxite, mais les infrastructures peinent à suivre. Aujourd’hui, l’État, avec le soutien de la Banque africaine de développement, accélère sur un projet stratégique : la construction d’un port polyvalent en eaux profondes.
Un atelier de restitution des résultats de l’étude d’impact environnemental et social ainsi que du plan d’action de réinstallation pour le futur port de Boké a réuni le gouvernement guinéen, les bailleurs de fonds et la Banque africaine de développement. L’objectif : valider les dernières études et mobiliser les financements nécessaires à la réalisation du projet.
Avec ce port en eaux profondes, la Guinée entend ne plus subir son succès minier, mais plutôt le maîtriser, tant sur le plan industriel qu’écologique. Ce nouveau port promet de tout changer : situé en eaux profondes, il pourra accueillir directement des navires de 200 000 à 300 000 tonnes, une capacité bien supérieure à celle des installations actuelles, jusqu’ici très limitées.
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