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Mines, la Guinée franchit un cap dans la gestion numérique de ses titres miniers

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Mines, la Guinée franchit un cap dans la gestion numérique de ses titres miniers

La Chambre des Mines de Guinée organise le 21 mai prochain un atelier d’appropriation de la plateforme numérique DAMANDA à l’intention de ses entreprises membres. Un signal fort sur la trajectoire de modernisation administrative du secteur.
La gestion des titres miniers en Guinée entre dans une nouvelle phase. Jeudi 21 mai 2026, à l’Hôtel Palm Camayenne de Conakry, la Chambre des Mines de Guinée (CMG) réunit ses entreprises minières membres autour d’un objectif précis,  s’approprier DAMANDA, la plateforme numérique déployée par le ministère des mines et de la géologie (MMG) pour centraliser et dématérialiser la gestion des titres miniers sur le territoire national.
Un atelier, pas une conférence. La distinction mérite d’être soulignée. Il ne s’agit pas d’une présentation institutionnelle supplémentaire mais d’une session de travail opérationnelle conçue pour que les équipes des sociétés membres repartent avec une maîtrise concrète de l’outil. Dans un secteur où les délais administratifs ont longtemps constitué un facteur de risque pour les opérateurs, la capacité à naviguer efficacement dans une plateforme de ce type représente un avantage direct.
Un outil au cœur de la réforme administrative minière
DAMANDA — dont le nom signifie “mines” en langue locale — est la réponse du gouvernement guinéen à une exigence ancienne : rationaliser les procédures d’attribution, de renouvellement et de suivi des titres miniers. La plateforme agrège les ressources minières du pays, cartographie les zones d’intérêt et centralise les démarches autrefois dispersées entre plusieurs guichets administratifs.
Pour les opérateurs, la promesse est claire : moins de délais, moins d’opacité, une traçabilité accrue des dossiers. Mais une plateforme aussi bien conçue soit-elle, ne produit ses effets que si ses utilisateurs la maîtrisent réellement. C’est le nœud que la CMG entend dénouer le 21 mai.
Cette initiative s’inscrit dans la mission première de la Chambre des Mines de Guinée : servir d’interlocuteur stratégique entre ses membres et les pouvoirs publics, et traduire les décisions institutionnelles en bénéfices concrets pour les entreprises du secteur. Fondée en 1997, regroupant aujourd’hui plus de 80 membres actifs — sociétés en exploitation, en exploration avancée, sous-traitants et prestataires spécialisés — la CMG ne se limite pas au plaidoyer. Elle accompagne. Cet atelier en est une illustration directe : prendre une décision du ministère des Mines, et en faire un outil opérationnel pour les équipes de terrain et administratives de ses membres.
L’événement est organisé en partenariat avec le Ministère des Mines et de la Géologie, signe que la collaboration entre l’institution patronale minière et les autorités de tutelle fonctionne au-delà des déclarations d’intention.
La Guinée reste l’un des pays les mieux dotés en ressources minières du continent. Bauxite, or, fer, diamant : le sous-sol guinéen concentre des gisements de premier rang mondial, dont le gisement de Simandou, considéré comme le plus grand gisement de fer inexploité de la planète. Dans ce contexte, l’attractivité du pays pour les investisseurs miniers ne dépend pas seulement de la qualité des ressources. Elle dépend aussi de la prévisibilité et de la lisibilité du cadre administratif.
La dématérialisation de la gestion des titres miniers via DAMANDA s’inscrit dans cette logique. Elle répond aussi aux exigences croissantes de transparence portées par des cadres comme l’ITIE — dont la Guinée est membre — et par les investisseurs institutionnels qui conditionnent leurs engagements à des standards de gouvernance vérifiables.
L’atelier du 21 mai n’est pas une fin en soi. Sa valeur se mesurera dans les semaines suivantes, à la capacité des équipes des entreprises membres à utiliser DAMANDA dans leurs opérations courantes. Pour la CMG, c’est aussi un test de sa propre capacité à accompagner la montée en compétence numérique de ses membres — un chantier qui ne fait que commencer dans un secteur historiquement ancré dans des pratiques administratives.
La numérisation des titres miniers n’est pas un détail technique. C’est un indicateur de maturité institutionnelle. Et la Guinée, à travers cette initiative conjointe du MMG et de la CMG, envoie un signal que le secteur minier guinéen prend ce chantier au sérieux.
Chambre des Mines de Guinée
+224 611 97 50 75 | info@chambredesminesgn.com | www.chambredesminesgn.com

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