Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est exprimé ce vendredi 16 janvier dans une allocution diffusée à la télévision sur le budget à adopter mardi prochain. Il n’a toutefois pas annoncé s’il allait faire adopter le budget par ordonnance ou l’utilisation de l’article 49.3, après l’annulation des débats prévus à l’Assemblée nationale.
En quête d’un compromis sur le budget avec les socialistes pour ne pas être censuré Sébastien Lecornu a défendu vendredi un projet de loi de finances « meilleur » que le texte initial, «responsable » et « qui peut rassembler. » « Ce budget va être différent du budget initial. Il est meilleur. Il peut rassembler. Et il est, je le crois, responsable », a affirmé le Premier ministre dans une allocution à Matignon, assurant que ce projet de budget permettrait de réduire le déficit à 5 % du PIB, et « peut-être moins » si la croissance reste « soutenue ».
Il n’y aura « aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages » dans le futur budget, a promis vendredi le Premier ministre Sébastien Lecornu, assurant que la niche fiscale des retraités sera maintenue et que le barème de l’impôt sur le revenu sera réindexé pour suivre l’inflation.
« Le barème sera revalorisé pour que l’inflation ne se transforme pas en augmentation masquée de cet impôt », a lancé le chef du gouvernement depuis Matignon. « De même, il n’y aura pas de réforme de l’abattement de l’impôt sur le revenu pour les retraités », a-t-il ajouté.
La volonté d’un budget « du côté des travailleurs »
Le Premier ministre a également annoncé que le budget de l’État contiendrait une augmentation de « 50 euros en moyenne » de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour « plus de trois millions de ménages ».
« Le budget de l’État doit traduire une priorité claire : être du côté des travailleurs », a déclaré Sébastien Lecornu. « Réduire la portée » de la prime d’activité comme prévu dans le projet de budget initial était «une erreur », a-t-il estimé, en disant vouloir aller « plus loin » en la « réformant ».
« Il faut que le travail paie plus. Plus de trois millions de ménages qui gagnent le SMIC ou un peu plus que le SMIC seront désormais garantis de gagner plus à la fin du mois. Ils verront leur prime d’activité augmenter en moyenne de 50 euros par mois », a-t-il déclaré.
In RFI