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Sidi Ould Tah, la BAD veut “d’aller au-délà de l’aide publique au développement, vers l’investissement »

Gouvernance

Sidi Ould Tah, la BAD veut “d’aller au-délà de l’aide publique au développement, vers l’investissement »

Voilà 100 jours que Sidi Ould Tah a pris la tête de la Banque africaine de développement (BAD). Et, le banquier mauritanien affiche déjà une action positive pour ses trois premiers mois : la levée mardi 16 décembre de 11 milliards de dollars pour le Fonds africain de développement. Une hausse de 23 % par rapport à la précédente session des donateurs. Et, ce, malgré la baisse drastique des enveloppes d’aide au développement cette année. Le président de la BAD explique à nos confrères de RFI ses ambitions pour l’Afrique dans un environnement financier en recomposition.

« En fait ce qu’il faut regarder au-delà des chiffres, malgré le contexte international que nous connaissons tous qui se caractérise par des pressions fiscales importantes aussi une compétition sur les ressources. Les partenaires du fonds africain du développement et les pays africains ont décidé ensemble d’augmenter l’enveloppe du FAD dans sa 17è édition de constitution. Je crois un message très fort de solidarité avec l’Afrique pour l’Afrique. Aussi un message très fort des Africains de la prise en charge de leur propre développement, » a déclaré le Président de la BAD.

Il dit ceci : « Ce qu’il faut regarder au-delà des chiffres, c’est le geste lui-même. Je crois que c’est la dynamique qui commence. Ça montre quand même un engagement très fort de la part des pays africains. Je pense que si on rapporte ce montant aux PIB des africains on s’en rend compte que l’effort est considérable. Je crois qu’il faut regarder la volonté qui vient des deux parties de l’aide publique au développement vers l’investissement, le partenariat économique mais aussi dans l’intérêt de nos pays donateurs. »

Sidi Ould Tah d’affirmer que : « Je pense que c’est la prise de conscience collective dans un monde incertain l’élan de solidarité est nécessaire aussi l’effort collectif est important. Ce sont des moments incertains, des moments de crise, les élans de ce type peuvent donner une nouvelle dynamique surtout nous savons le potentiel énorme que recèle le continent africain. Je pense que la nouvelle dynamique va être axée sur l’investissement productif et le développement des infrastructures. Cela va permettre aux pays africains et leurs partenaires d’avoir une nouvelle forme de coopération axée sur les intérêts économiques tout en essayant de tenir compte de la situation de fragilité qui existe à travers plusieurs régions de l’Afrique. »

In RFI

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