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CDM- Chine, le bras de fer continue entre le Syndicat et sa Direction générale

MINES

CDM- Chine, le bras de fer continue entre le Syndicat et sa Direction générale

Le collège syndical de CDM-Chine vient de recevoir une notification à la suite de son préavis de grève déclenchée le 15 septembre. Une notification de sa Direction générale qui dément les revendications contraires à la convention collective.

 

Les syndicalistes pour rappel ont demandé le paiement du salaire des travailleurs malades ayant fait plus de trois mois et le salaire du mois d’août conformément aux dispositions de la convention collective.

Mais la direction leur adresse une notification mercredi 17 septembre indiquant que : « Les revendications énoncées dans le préavis de grève du syndicat constituent une violation de l’article 53 de la convention collective ainsi que l’article 120 du code de sécurité sociale relatif aux indemnités pour le congé de maladie. »

De poursuivre : « Elles contreviennent en outre aux normes de classification des postes dans le secteur minier prévues par l’arrêté numéro 757. À ce titre, le mouvement envisagé doit être qualifié de grève illégale. »

La réaction du collège syndical n’a pas tardé. Mamady Diakité, Secrétaire général du collège syndical de CDM-Chine affirme que : « La Direction Générale a fait une notification hier le 17 mentionnant que le manque d’accord a fait que les malades n’ont pas reçu leur salaire alors que l’inspecteur général M. Ouatara avait déjà dit à la Direction Générale que le salaire des malades n’a rien avoir avec les négociations, donc de procéder aux paiements.

Elle accuse également l’inspection du travail que cette dernière a approuvé le cadran qu’elle a établi alors que dans les débats, l’inspecteur chargé des relations professionnelles M. Labilé a dit que ce n’est pas à la Direction de faire un cadran catégoriel. »

« Aujourd’hui,  le constat est qu’il n’y a aucune volonté de la part de la Direction pour ouvrir un dialogue afin de trouver une solution durable.

Au contraire, elle fait mobiliser toute l’administration des ressources humaines et les conseillers militaires pour saboter notre préavis en cours, crée la terreur et en faisant croire aux travailleurs que le cadran catégoriel est conforme aux textes réglementaires et que cela est approuvé par l’inspection du travail, » s’est confié à fronteco

« L’inspection générale du travail a elle même contesté le cadran établi par la Direction lors des négociations tripartite à Conakry. Au même moment, elle écrit dans la notification que le préavis déposé par le collège syndical sera considéré comme illégal et appel aux travailleurs de ne pas suivre les syndicats. Comment quelqu’un qui veut trouver une solution va traiter le préavis d’illégal et illégitime ?

Si rien n’est fait d’ici le 26, nous irons en grève conformément aux procédures  légales, » a-t-il précisé.

Jusqu’où ira ce bras de fer ? Difficile pour l’instant de répondre à cette question parce que le dialogue entre les deux parties ne semble pas bien établi.

Djibril Bah

 

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