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RDC, le Qatar entend investir 21 milliards de dollars dans plusieurs secteurs économiques du pays

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RDC, le Qatar entend investir 21 milliards de dollars dans plusieurs secteurs économiques du pays

La société d’investissement qatarienne Al Mansour Holding souhaite investir 21 milliards de dollars en République démocratique du Congo où Doha intervient comme médiateur dans le conflit dans l’est du pays, a annoncé ce 3 septembre le gouvernement congolais. Cheikh Mansour bin Jabor bin Jassim Al Thani, fondateur du groupe et membre de la famille royale du Qatar, a effectué la veille une visite à Kinshasa dans le cadre d’une tournée sur le continent africain.

 

Si la délégation qatarienne emmenée par l’un des cousins de l’émir, le cheikh Mansour Bin Jabor Bin Jasim Al Thani, était à Kinshasa, en RDC,  mardi 2 septembre, elle n’a pas rencontré le président Félix Tshisekedi. Elle a remis à la première ministre Judith Suminwa une lettre d’intention qui promet 21 milliards de dollars d’investissements. Plusieurs domaines sont concernés : mines, agriculture, pêche, élevage ou encore santé publique. Le politologue congolais Christian Moleka explique que cela représenterait un « big deal » pour la RDC.

« Pour la RDC, 21 milliards d’investissements, c’est énorme, c’est un big deal. Après, ce n’est qu’une lettre d’intention. Encore faut-il que le pays soit capable d’absorber ces investissements. Encore faut-il aussi que le Congo négocie avec le FMI et la Banque mondiale, parce qu’il y aura probablement des incidences en termes d’endettement sur le pays. Mais ce serait un appel d’air énorme pour le pays et éventuellement une vraie victoire diplomatique pour le président de la République. Si demain ces investissements se formalisent, on aura une rencontre au sommet et éventuellement la signature de protocoles d’accords bien plus solide pour la mise en œuvre de tels financements ».

 Une stratégie continentale

Cette visite du cousin de l’émir du Quatar  en RDC s’inscrit dans une tournée plus large sur le continent. La veille, Al Mansour était au Gabon et, la semaine précédente, au Burundi, en Tanzanie et au Botswana avec à chaque fois, à la clé, plusieurs milliards de dollars d’investissements. Le politologue congolais Christian Moleka analyse l’objectif du Qatar.

« Cette diplomatie du chéquier, comme certains l’ont appelée, n’est pas anodine. C’est aussi une volonté d’offensive diplomatique sur le continent africain de la part du Qatar pour garantir son accès à des ressources naturelles, énergétiques et agricoles, mais également pour accroître son influence alors que, pendant très longtemps, Doha n’a pas été très actif sur le marché africain. Il vient en concurrence avec d’autres États dans un environnement qui, pour l’Afrique, s’est multipolarisé, que ce soit avec la Chine, la Turquie ou l’Arabie saoudite. Dans cet environnement-là, le Qatar avance également ses pions en amenant son fonds susceptible de mettre 100 milliards de dollars pour le continent ».

In RFI

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