Connect with us

Littérature, l’association des écrivains forme 25 passionnés sur la technique de rédaction sur la « la Nouvelle »

ACTIVITÉS SECTORIELLES

Littérature, l’association des écrivains forme 25 passionnés sur la technique de rédaction sur la « la Nouvelle »

L’Association des Écrivains de Guinée (AEG) a lancé ce mardi 24 mars 2025 à Conakry, un atelier de formation intensif de deux jours dédié aux techniques rédactionnelles de la nouvelle. Vingt-cinq participants s’initient aux arcanes de ce genre littéraire exigeant. C’est un rendez-vous qui fera date pour la jeune garde littéraire guinéenne. Journalistes, écrivains confirmés, étudiants et élèves se sont retrouvés autour d’une ambition commune : dompter l’art de la brièveté. L’objectif affiché par l’Association des Écrivains de Guinée est clair, professionnaliser une production souvent autodidacte.

 

Dans un discours d’ouverture, le président de l’AEG, Fadama Itala Kourouma, a tenu à redéfinir l’essence même de ce travail « La Nouvelle n’est point une forme mineure de la littérature, comme certains esprits hâtifs pourraient le supposer. Elle est, au contraire, l’art délicat de la condensation, la science du bref porté à son plus haut degré d’intensité. Là où le roman s’étend et déploie ses ramifications, la Nouvelle tranche, suggère, et parfois foudroie. Elle exige de son auteur une discipline, dire beaucoup en peu de mots, suggérer sans dévoiler entièrement, capturer l’essence d’une vie, d’un instant ou d’un drame en quelques pages. »

Cette volonté de hausser le niveau de la plume guinéenne s’appuie sur un constat de terrain « La génération que nous sommes, nous nous sommes adonnés à l’écriture sans passer par des ateliers. Et maintenant qu’il y a l’engouement au niveau de la nouvelle génération, nous nous sommes dit que notre devoir est de les qualifier dans l’écriture des différents genres littéraires. Il va sans dire qu’il y a le roman, la poésie, mais la nouvelle est un genre qui apporte un input à la littérature guinéenne qui, aujourd’hui, a le vent en poupe. »

 

Sur le plan technique, le formateur Soussoy d’Ébène a insisté sur la structure rigoureuse que cache souvent la fiction courte. Selon lui, l’enthousiasme ne suffit pas sans la maîtrise des codes « L’association s’est rendue compte que les écrivains s’intéressent au roman, à la poésie ou aux essais rarement à la nouvelle. Il s’agit de donner les rudiments de rédaction : la situation initiale, les éléments déclencheurs et l’ensemble des dix caractéristiques qui composent ce genre. Si vous ne respectez pas ces caractéristiques dans le texte, ça veut dire que ce n’est pas une nouvelle. »

Bien que cette première phase soit restreinte aux participants de Conakry faute de financements élargis, l’AEG ne compte pas s’arrêter là. Avec le soutien espéré de la tutelle institutionnelle du ministère de la Culture, le président envisage déjà de délocaliser cet atelier pour toucher les auteurs de l’intérieur du pays.

L’enjeu est de taille, permettre à chaque voix de contribuer au patrimoine national car comme l’a rappelé Fadama Itala Kourouma, « la Guinée a besoin de récits, de regards, de sensibilités capables de dire le monde, de transmettre la mémoire et d’imaginer l’avenir. »

Djibril Bah

+224 628 70 54 25

 

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in ACTIVITÉS SECTORIELLES

To Top