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Afrique du Sud, des revendications pour une transition verte juste dans les zones minières

Energie et eau

Afrique du Sud, des revendications pour une transition verte juste dans les zones minières

 

En Afrique du Sud, la transition énergétique s’impose de plus en plus à l’ensemble alors que le pays fait face à un déficit chronique d’énergie. Dans le même temps, les communautés locales sont généralement laissées pour compte dans les projets de production renouvelable.

En Afrique du Sud, les communautés installées autour des mines demandent à être davantage impliquées dans les projets d’énergie renouvelable en cours dans leurs régions. C’est ce que souligne un rapport publié jeudi 15 mai par un collectif d’acteurs de la société civile, dont le Center for Applied Legal Studies (CALS) et Lawyers for Human Rights.

Dans leur document, ces organisations défendent un modèle où les projets d’énergie verte profitent aussi, concrètement, aux communautés et aux travailleurs de ces régions minières. Ce n’est actuellement pas le cas alors que de plus en plus de grandes compagnies minières investissent dans des projets solaires et éoliens.

En effet, ces projets visent d’abord à répondre aux besoins énergétiques des entreprises et à réduire leur empreinte carbone. En conséquence cela se traduit par un développement de ces projets d’énergie verte, sans retombées concrètes pour les populations locales.

La situation perdure alors même que la loi sud-africaine impose aux sociétés minières de soutenir le développement socio-économique de ces communautés par des plans dits « sociaux et de travail » (SLPs). Un mécanisme qui, jusqu’ici, a échoué à atteindre cet objectif, en raison d’un manque de concertation, de projets mal coordonnés et d’un suivi limité.

Face à cette impasse, les acteurs locaux appellent à des projets verts développés avec une participation directe des communautés concernées. Ces dernières pourraient alors y investir, s’impliquer dans les décisions et en partager les bénéfices.

« Sinon, le risque est [grand, Ndlr] qu’une minorité riche et puissante maintienne sa domination, se contentant de remplacer les combustibles fossiles par des énergies plus propres sans transformer le système capitaliste sous-jacent qui lui profite », peut-on lire dans le document.

L’évolution de ce débat dépendra potentiellement de la capacité des autorités sud-africaines à renforcer l’application des plans sociaux et à encadrer la participation des communautés minières. Leur capacité à s’organiser, à faire valoir leurs droits et à négocier leur rôle dans ces projets devrait aussi peser dans le processus.

IN AGENCE ECOFIN

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