Le Weekend Africain du Droit Minier et de l’Énergie (WADME) a pris fin ce dimanche 11 mai à Conakry. Ce grand rendez-vous continental est à sa troisième édition. C’est une initiative de l’Institut de Formation et d’Expertise Juridique (IFEJ) et de l’ordre des avocats de Guinée.
Le WADME est considéré comme une plateforme panafricaine de réflexions et d’échanges autour des questions juridiques liées aux secteurs minier et énergétique. Cette troisième édition est une édition de la confirmation, du questionnement et de l’espoir avec à la clé plusieurs panels, a annoncé le vice-président du comité d’organisation. Une dizaine de panels animée durant les trois jours de travaux. Ils sont animés par une quarantaine de panélistes, a dit le vice président du comité d’organisation. Les initiateurs du WADME se sont assignés des missions derrière cette initiative.
« À travers le WADME, nous nous donnons pour mission : D’approfondir la connaissance des réglementations minières et énergétiques applicables en Afrique, de promouvoir les meilleures pratiques en matière de gouvernance des ressources naturelles, te surtout de créer des synergies entre décideurs publics, privés et acteurs de la société civile pour une exploitation plus responsable et bénéfique de nos ressources (…) Après le succès des deux précédentes éditions en 2023 et 2024 qui ont réuni plus de 500 participants venus de 23 pays à travers le monde, nous revenons cette année avec un programme riche et orienté sur sur les minerais stratégiques avec un décryptage sur le Programme Simandou 2040, les réformes juridiques notamment la réflexion sur un Acte uniforme OHADA pour le droit minier, l’équilibre dans les contrats, entre États et investisseurs, pour plus de transparence et d’équité, la transition énergétique et la gestion durable des ressources naturelles africaines », a enchaîné Momoya Sylla, président du comité d’organisation.
L’ordre des avocats de Guinée est l’autre initiateur de cette rencontre continentale. Il s’associe à l’initiative dans le but de renforcer la capacité des avocats dans des secteurs porteurs de croissance et de développement de l’économie comme les mines et l’énergie.
« Alors, moi, en tant qu’avocat et représentant du Barreau de Guinée, l’objectif, c’est le renforcement des capacités des avocats sur des questions minières. Vous avez tout à l’heure suivi les thématiques déclinées par le vice-président du comité d’organisation sur le contrat minier, la fiscalité minière et ainsi de suite.
Donc, en tant qu’avocat, j’allais dire, la loi m’impose une obligation de formation initiale et continue des avocats. Donc, ceci dit, toutes les occasions et toutes les rencontres où le droit doit se dire, je suis tenu par la loi d’y être », a indiqué Me Mamadou Souaré Diop.
Le week-end africain du droit minier et de l’énergie est bien plus qu’un simple espace de discussion. Il est un laboratoire d’idées, un creuset de propositions de solutions inspirées des meilleures pratiques internationales assurent les participants.
LA RÉDACTION