La loi de finances initiale pour l’exercice 2026 a connu une progression remarquable 26,7 % des recettes et une hausse de 18,3 % des dépenses. Le conseil national de la transition ( CNT) a procédé mardi 31 mars 2026 au palais du peuple de Conakry à l’examen et à l’adoption du volet recettes au terme de plusieurs heures de débats en séance plénière.
Cette séance a réuni la majorité des conseillers, des membres du Gouvernement ainsi que des missions diplomatiques, consulaires et organisations Internationales accréditées en République de Guinée.
Selon le Rapporteur Général Honorable N’Gouamou Fabara Koné de la Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire, les recettes budgétaires pour 2026 devraient connaître une augmentation significative par rapport à l’exercice précédent, traduisant une amélioration progressive de la gouvernance économique.
<< Les recettes de cette loi de finances pour l’année 2026 sont estimées à 55 mille 858 09 milliards, contre 43 mille 960 62 milliards, soit une hausse de 11 mille 894 47 milliards (+27,06%) par rapport à la loi de finances rectificatives 2025. Elles sont composées de :
recettes du budget bénéral pour 53 mille 431 86 milliards (95,67%) et de budgets d’affectation spéciale (BAS) pour 2 mille 426 23 milliards (4,33%) , >> a-t-il déclaré.
Par contre, il dit ceci : << Les dépenses du budget de l’État pour l’exercice 2026 sont arrêtées à 64 mille 181 36 milliards, contre 54 mille 253 26 milliards en loi de fînances rectificatives 2025, soit une augmentation de 18,30 %. Elles représentent 15,98 % du produit intérieur brut. Elles se répartissent entre le budget général pour 61 mille 755 12 milliards et les
budgets d’affectations spéciales évalués à 2 mille 426 24 milliards. >>
Par ailleurs, le président du CNT Dr Dansa Kourouma indique que : << La loi de finances initiales 2026 est inscrite dans une nouvelle ère de développement, guidée par le programme de développement «
Simandou 2040 ».
<<Les principaux agrégats budgétaires témoignent de cette ambition et de cette maîtrise : une progression remarquable de 27,06 % des recettes, une hausse de 18,3 % des dépenses orientée vers des priorités et un déficit budgétaire de moins de 2,07 % du PIB (produit intérieur brut ), >>a soutenu Dr Dansa Kourouma.
Mamadou B. Diallo