Les conseillers ont adopté ce lundi 17 novembre, la loi de finances rectificatives 2025. Les dépenses du budget général progressent de 24,20%, passant de 42 254,93 milliards à 52 465,95 milliards de francs guinéens. Cette loi pourrait être promulguée dès ce soir.
C’est en présence des ministres du budget, de l’économie et des finances, les représentants des institutions républicaines et le gouverneur de la Banque centrale que le budget révisé 2025 a été adopté .
Selon, le rapporteur général de la commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire N’Gouamou Fabara Koné , les dépenses du budget général progressent de 24,20%, passant de 42 254,93 milliards à 52 465,95 milliards.
Elles se décomposent en dépenses courantes pour 32 506,24 milliards, soit 61,96% du total des dépenses du budget général, et en dépenses d’investissement pour 19 959,71 milliards (38,04%) selon le rapporteur.
Poursuivant, il a rappelé que : « cet examen du volet dépenses a suscité un grand intérêt au sein des commissions permanentes du CNT, au cours duquel d’importantes préoccupations et questions ont été soulevées sur l’exécution budgétaire dont entre : la gestion financière globale de l’État (respect du seuil de la CEDEAO, performance
administrative et la circulation des fonds vers les entités publiques, niveau d’exécution du
budget par EPA, niveau de rétrocession des fonds FNDL, FODECCON et FODEL),les grands équilibres budgétaires (justification de certaines variations et baisse des
investissements), le statut et la gestion du Patrimoine Bâti Public, la gestion de la dette, le financement du chronogramme de la Transition, l’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009, le taux d’exécution du titre 5 des départements et les mesures sociales. »
La Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire, sollicite précise-t-il l’engagement solennel des ministres en charge de l’économie et desfinances, du budget et de l’administration du territoire devant cette plénière, de procéder à la rétrocession effective des ressources mobilisées au profit des collectivités décentralisées ainsi qu’au paiement de la dette intérieure du secteur privé.
Il en va de même pour les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Industrie, en ce qui concerne l’entretien des pistes rurales et le désenclavement des grandes zones de production, ainsi que la relance des unités industrielles.
M. Bhoye Diallo