Paul Kamano, coordinateur des entreprises du think tank COPE Guinée SA affirme que cette thématique mérite d’être débattue. Les champions nationaux ce sont des entreprises accompagnées et identifiées. Il y a trente ans dit-il que cette terminologie est attribuée à un cercle très restreint.
« Les champions nationaux ce sont des terminologies qui n’ont rien à avoir avec le sport, ce sont des entreprises qui sont identifiées, accompagnées par l’État. À travers des facilitations liées au financement des marchés, des fiscs, des avantages mis à leurs dispositions pour éclore, » s’est confié Paul Kamano à fronteco.
Parlant des critères, il précise que : « Voilà un autre qu’il faut définir. Un champion national, on lui demande d’avoir un impact en retour de tous les avantages qu’on lui accorde. L’impact en termes d’emplois, d’engagement communautaire, de maturité de la responsabilité sociétale de l’entreprise. »
Poursuivant, il indique que : « Quand vous prenez la Côte d’Ivoire à travers un programme présidentiel, ils ont identifié 29 entreprises comme des champions nationaux. Ces entreprises ont été accompagnées. Ce qui fait qu’on n’est pas surpris de voir les filiales des entreprises ivoiriennes dans la sous-région. L’un des avantages d’être champion national c’est de conquérir des marchés des sous régions, des dividendes tirés de ces marchés soient rapatriés. »
En Guinée, il y a peu d’entreprises capables de répondre à cette préoccupation de Paul. « Il y a trente ans ce sont les mêmes entrepreneurs. On n’est pas contre mais on veut qu’ils aient des marchés extraordinaires, » a-t-il déclaré.
À l’État d’établir des stratégies pour inverser la tendance. Il y a quelques années Bill Gates était dans le top 10 des milliardaires, on ne parlait pas d’Elon Musk, l’un des plus riches au monde actuellement. Tout peut changer selon Paul Kamano.
Djibril Bah