Une grande partie du Burundi vit depuis lundi 4 août sans électricité ou presque, la capitale Bujumbura se retrouvant paralysée. Aggravées par une pénurie de carburant, ces importantes coupures d’électricité sont dues à des « travaux de raccordement », selon le réseau burundais. Elles ont déjà des conséquences sur l’économie, selon la société civile.
Les coupures de courant, programmées depuis lundi et qui doivent durer jusqu’au 14 août, sont dues à des « travaux de raccordement » sur le réseau burundais, a annoncé sur X la Regideso, la Société publique de production et de distribution de l’électricité et de l’eau.
Quatre des cinq provinces burundaises sont affectées et la capitale Bujumbura se retrouve à l’arrêt, certains quartiers vivant depuis cinq jours sans électricité, ni eau, ni accès à internet, selon une dizaine de témoignages recueillis par l’AFP par téléphone et sur les réseaux sociaux.
Plusieurs banques ont annoncé sur les réseaux sociaux ne pouvoir assurer les services habituels, alors que l’administration centrale est fermée faute de courant.
Des hôpitaux à court de carburant pour leurs groupes électrogènes
À l’Hôpital Prince régent Charles (HPRC) de Buyenzi (Centre), où la chambre froide était hors-service lundi, la direction a appelé les familles des défunts pour qu’ils viennent chercher leurs corps, selon la presse locale.
Nombre de groupes électrogènes ne peuvent faire l’appoint car ils sont à court de carburant et le Burundi faisant face depuis trois ans à une pénurie d’essence qui s’est aggravée ces derniers mois. D’après un chauffeur de taxi interrogé par l’AFP, un litre d’essence coûte 20 000 francs burundais (soit 5,8 euros officiellement) au marché noir.
In RFI