Mohamed Camara, économiste explique que l’une des raisons de la faible capacité d’absorption des projets en Guinée réside dans la mobilisation de la contrepartie. Ensuite, les décaissements qui se font par séquences. Ce qui occasionne le retard dans la production des rapports.
D’abord selon l’économiste et appui au ministre du plan et de la coopération internationale : « Quand les partenaires envoient l’argent en Guinée, l’accord de financement est obtenu. On passe par la signature, une revue du portefeuille. Dans cette revue, chaque bailleur dit moi j’ai une enveloppe de tels milliards pour la Guinée. La Banque mondiale, 1 milliard 700 millions de dollars, la BID est à 1 milliard 5 00 millions ce sont tous les projets et programmes que les bailleurs font. Mais la première difficulté quand tu as un financement extérieur c’est la mobilisation de la contrepartie. La Guinée ne dispose pas encore d’un fonds de contrepartie. »
Poursuivant, il indique : « Chaque projet et programme, le coordonnateur, le ministère de tutelle, le ministère des finances doivent grouiller pour mobiliser ce fonds et le bloquer. Parce que le partenaire dit je mets jusqu’à 85 % les 15 % vous trouvez ça. Il faut le faire dans le cadre d’une loi de finance. Quand ça retarde, le projet souffre de ce retard. »
« Le deuxième encore plus pertinent, il une fois que cette étape est franchie, il y a des décaissements qui se font par séquence. Quand il y a un programme sur 4 ou 5 ans, il y a des validations. Le bailleur donne une partie il dit il faut produire des rapports, s’assurer ce, sur quoi vous êtes convenus est bien cela. Aujourd’hui, on a vu dans le processus de recrutement parfois le département de tutelle récuse. C’est la bisbille entre le ministère qui abrite le projet et l’unité de gestion de projets. Par conséquent, le retard dans la production des rapports, dans l’exécution, la passation des marchés. Tout cela fait que le projet prend de retard. Les futurs décaissements en souffrent. »
Mohamed Camara a rappelé tout de même que la direction nationale d’investissement organise de manière trimestrielle avec les unités de gestion de projets des réunions pour les identifier les goulots d’étranglement pour éviter ces problèmes.